La petite fille sur la banquise, d’Adélaïde BON

Cette nuit, ne parvenant pas à dormir à cause de la chaleur, j’ai poursuivi la lecture de La Petite Fille sur la banquise, commencé hier soir. Les premiers mots qui me viennent? Dur, poignant.

Ce livre retrace, tel un témoignage mêlant la troisième personne et le « je », les années qui suivent l’agression sexuelle de la narratrice qui se confond avec l’auteur, Adélaïde Bon. De son enfance, sa jeunesse jusqu’à l’âge adulte, on apprend surtout son désarroi, son enfermement avec les méduses, ces obsessions qui lui collent à la peau, et puis « son corps qu’elle traîne » (p.81). C’est infiniment douloureux.

La jeune femme joue la joie de vivre, leurrant ainsi ses proches à son insu: car « [d]e jour en jour, les méduses se propagent » (p.21).

Elle essaie des thérapies, nombreuses et variées, qui la mènent à comprendre que ce qu’elle a vécu n’est pas une agression sexuelle, mais un viol. Elle décide de faire requalifier ainsi son agression. S’ensuit alors un long chemin entre les experts, ses thérapeutes, mais aussi d’autres victimes, pour aller jusqu’au procès.

L’énonciation est très particulière, le « elle » marquant une prise de distance équivoque, relayé par le « je », plus rare, tout aussi intime.

Je n’ajoute rien de plus. J’ai du mal à être objective, je suis encore toute bouleversée par ma lecture.

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