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Le mot du lundi : antienne

Bonjour !

Aujourd’hui j’ai choisi de vous parler du substantif féminin antienne. C’est un terme plus complexe qu’il n’y paraît. Je vais donc m’efforcer de vous le présenter de façon synthétique, voire simplifiée.

Selon le Petit Robert et le Petit Larousse, il possède deux acceptions :

  1. en liturgie, refrain repris par le chœur entre chaque verset d’un psaume, ou chanté seulement avant et après le psaume ;
  2. chose que l’on répète, que l’on ressasse à satiété (sens figuré et vieilli). Synonymes : rengaine, refrain.

Ajoutons l’expression « annoncer, chanter une triste, une fâcheuse antienne » : annoncer une mauvaise nouvelle.

Le Trésor de la langue française (atilf.fr) ajoute une troisième acception (que l’on trouve souvent en poésie) :

3. L’expression « entonner l’antienne » signifie faire l’éloge, la louange de quelqu’un.

Étymologie

Le terme antienne est apparu au XIIe siècle. Il est emprunté du latin chrétien antefana, qui remonte au grec chrétien antiphôna, pluriel neutre de antiphônos, « qui accompagne, qui répond à » (Académie française).

En effet, à l’origine, le chant antiphoné est exécuté alternativement par deux chœurs, qui se répondent l’un à l’autre et fusionnent parfois ; c’était la pratique des chœurs dans les tragédies grecques.

En effectuant quelques recherches approfondies, je suis tombée sur un site de liturgie catholique (https://liturgie.catholique.fr) – je vous ajoute le lien si vous souhaitez davantage de précisions. J’ai relevé cette phrase :

« Dans l’usage actuel, [lors d]es antiennes de la messe (Introït, Alleluia, Offertoire, Communion) (…) le plus souvent, le refrain se suffit à lui-même ».

Passez une bonne soirée !