Archives pour la catégorie Analyses littéraires

New York Odyssée de Kristopher JANSMA

Hier j’ai fini New York Odyssée de Kristopher Jansma : 600 pages d’émotions où l’auteur tombe toujours juste. Point de misérabilisme, point de mièvrerie, les choses arrivent, tristes ou belles, comme dans une fresque mobile de personnages attachants. Un travelling dans New York. Et, comme le souligne Jacob, l’un des personnages, « Qui pourrait ne pas aimer cette ville? » (p.33).

Irène, Sara et George, William, Jacob forment un groupe d’amis inséparables, de ceux que l’on rêve d’avoir à ses côtés. Ils vivent tous à New York, ils travaillent, font la fête…

Et puis Irène tombe malade, une maladie qui révèle en chacun de ses amis ses défauts, ses qualités ; ces personnages sont plus que des entités d’encre et de papier, ils sont très « vrais ».

J’ai littéralement adoré ce roman. J’avoue que j’ai eu du mal les 100 premières pages à rentrer dans l’histoire, mais j’ai persisté, et je ne le regrette pas. Ce roman m’a éblouie, fait réfléchir, rêver aussi. Magnifique.

La Petite Fille sur la banquise d’Adélaïde BON

Cette nuit, ne parvenant pas à dormir à cause de la chaleur, j’ai poursuivi la lecture de La Petite Fille sur la banquise, commencé hier soir. Les premiers mots qui me viennent ? Dur, poignant.

Ce livre retrace, tel un témoignage mêlant la troisième personne et le « je », les années suivant l’agression sexuelle de la narratrice qui se confond avec l’auteur, Adélaïde Bon. De son enfance, sa jeunesse jusqu’à l’âge adulte, on apprend surtout son désarroi, son enfermement avec les méduses, ces obsessions qui lui collent à la peau, et puis « son corps qu’elle traîne » (p.81). C’est infiniment douloureux.

La jeune femme joue la joie de vivre, leurrant ainsi ses proches à son insu : car « [d]e jour en jour, les méduses se propagent » (p.21).

Elle essaie des thérapies, nombreuses et variées, qui l’amènent à comprendre que ce qu’elle a vécu n’est pas une agression sexuelle, mais un viol. Elle décide de faire requalifier ainsi son agression. S’ensuit alors un long chemin entre les experts, ses thérapeutes, mais aussi d’autres victimes, pour aller jusqu’au procès.

L’énonciation est très particulière, le « elle » marquant une prise de distance équivoque, relayé par le « je », plus rare, tout aussi intime.

Je n’ajoute rien de plus. J’ai du mal à être objective, je suis encore toute bouleversée par ma lecture.

Myriam LEROY, Ariane

Ariane

Je viens de finir le roman de Myriam Leroy, Ariane. Il retrace l’histoire de deux jeunes filles, Ariane et la narratrice, deux amies qui vivent leur amitié exclusivement et nourrissent l’une pour l’autre des sentiments malsains : leur relation est pour le moins toxique.

Le fond est intéressant, il aurait pu être mené différemment. En termes formels, on y trouve beaucoup de grossièreté notamment. Cela m’a marquée. De surcroît il me semble que certaines périodes sont sacrifiées au profit de moments un peu longuets. Tout va trop vite, ou trop lentement, tout va à la fois trop vite et trop lentement. En même temps, petite consolation, les sauts dans le temps permettent au lecteur d’imaginer l’histoire à son gré.

La fin est aussi trop rapide. Dommage.

Georges PEREC, Un Homme qui dort : analyse littéraire

À

Sur quoi se pose le regard d’Un Homme qui dort ?

Que cherche-t-il et que va-t-il trouver ?

RÉSUMÉ

Dans Un Homme qui dort, il est question d’un étudiant qui renonce d’abord à passer ses examens puis, comme pris dans une spirale sans fin, renonce aussi à voir ses amis, à mener une vie ordinaire pour se laisser peu à peu gagner par l’indifférence, la neutralité et le vide.

ANALYSE

Par-delà le « tu » énonciateur qui, selon Burgelin, « indique un regard extérieur », le regard est prégnant dans l’œuvre. Les occurrences des termes afférents y sont quasiment indénombrables.

1.Un rétrécissement scopique

Un Homme qui dort s’ouvre sur l’obscurité : « Dès que tu fermes les yeux, l’aventure du sommeil commence » (p.11). Il s’ouvre en même temps sur le regard, une isotopie obsessionnelle qui rythme le texte : « tu relèves les yeux » (p.18) ; « tu refermes les yeux » (p.19) ; « tes yeux restent fixés sur une étagère de bois blanc » (p.22).

Par ailleurs seul le sens de la vue est comme exacerbé : « rien ne t’échappe » (p.110). Lorsqu’il est question de perception, ce terme renvoie au regard : « ta perception s’affine » (p.41). Les autres sens sont peu évoqués : « tu as beau écouter, tendre l’oreille » (p.127). Ici par exemple, le mécanisme de l’ouïe nécessite un véritable effort.

De surcroît passivité et activité se confondent dans ces deux propositions : « tu vois les gens aller et venir » (p.96) versus « tu regardes les autres aller et venir » (p.108). Les termes « voir » et « regarder » perdent ainsi leur univocité traduisant par là un glissement de sens. Ils deviennent interchangeables : « à voir sans regarder, à regarder sans voir » (p.55).

L’impossibilité du regard, est également, quoique ponctuellement, à souligner : « ces éclairs (…) ont cette curieuse vertu de ne pouvoir être regardés » (p.13). De la même manière, le regard perd de sa signification à mesure que le jeune homme s’enfonce dans sa torpeur : « dès que tu les regardes, bien que ce mot ne veuille plus rien dire… » (p.13).

Cette impossibilité du regard relève parfois d’un choix : au sujet du voisin qu’il n’a jamais vu, le jeune homme élabore tout un scénario, lui prête un métier, imagine ses gestes. Ce n’est pourtant pas faute de pouvoir le voir (il lui suffirait de le croiser), mais bien un choix délibéré : « tu ne cherches pas à le voir (…) tu préfères le façonner à ta guise » (p.124).

À souligner : le regard vient rarement des autres, il est le privilège du jeune homme : « nul ne te regarde » (p.143) ; lorsqu’on le regarde, cela semble fortuit, ou menaçant : « il te regarde par politesse » (p.135) ; « leur regard est une arme » (p.135). D’une certaine manière, le jeune homme est parvenu à créer autour de lui l’indifférence dont il voulait se targuer lui seul.

Enfin sont parfois énumérés les objets que regarde le jeune homme : « tu regardes les boîtes de conserve, les paquets de lessive (…) » (p.48). Il s’agit d’un inventaire, qui, dans une démarche perecquienne plus globale, s’attache à épuiser le réel dans un mouvement de saturation verbal.

« Tu n’es plus qu’un œil » : tout un passage (p.102-103) aborde la question du regard, lui, « regardé regardant », qui dans son délire se voit se regardant, se sent impuissant à échapper à son propre regard (sa propre vie ?).

Puis, la boucle se referme, à travers l’auto-injonction du jeune homme qui clôt le roman : « Regarde ! Regarde-les. » (p.144), et au sein de laquelle le regard prédomine encore.

2. Regard, imagination, mémoire : allers et venues textuels

« Somnambule éveillé, aveugle qui verrait. Être sans mémoire, sans frayeur » (p.111-112). La mémoire serait-elle apte à fabriquer des souvenirs ? Non, car il s’agit là du délire du jeune homme, pas de la réalité, même romanesque. Délire qui se déchiffre aisément dans l’expression paradoxale de l' »aveugle qui verrait » : le verbe annule le nom commun.

La mémoire est toutefois là dès le début, dans l’incipit : « où ta mémoire identifie sans peine » (p.11). Elle est là pour pallier les faiblesses du regard.

Le rôle de la mémoire est dual. D’une part, la mémoire ou l’imagination prennent le relais sur le regard quand celui-ci est rendu impossible. Ainsi, lorsque l’obscurité se fait trop opaque, la mémoire s’actionne (p.11) ; « tu as déjà vécu cette image, qu’elle est un souvenir réel, exact dans tous ses détails » (p.82).

D’autre part, le refus de la mémoire, du souvenir apparaît : « Tu laisses le temps qui passe effacer la mémoire des visages (…) » (p.54) ; « des souvenirs qui ne parviennent plus à se frayer un chemin » sont comme refusés par l’esprit du jeune homme. De la même façon, il attend que ses « souvenirs s’estompent » (p.25).

Le regard comme absent des premières pages s’affine parfois : « tu regardes, d’un œil presque fasciné, une bassine… » (p.24) ; « tu te souviens parfaitement » (p.33) ; il devient curieux, observant son propre visage méticuleusement : « tu regardes, tu scrutes » (p.134) ; il est aussi question de « regard avide » (p.41). Les modalités du regard, en variant ainsi, insistent sur les détails qui marquent et mettent en place à la fois l’espace romanesque.

3. L’art du détail : une démarche proprement perecquienne

Le sens du détail est omniprésent dans l’œuvre. Par exemple dans l’incipit, lorsque le jeune homme observe le plafond, il en relève « les fissures, les écailles, les taches, les reliefs » (p.21). Le mot « détail » lui-même apparaît à moult reprises : « tu pourrais découvrir chaque détail » (p.80) ; « tu regardes le plafond et tu en découvres les (…) détails » (p.21), etc.

Les détails toutefois ne s’impriment pas toujours dans son esprit : « yeux ouverts regardant devant eux, percevant tout, les plus petits détails, ne retenant rien » (p.111).

Que représentent ces détails ? Quel sens peuvent-ils revêtir ? « [P]uis, démesurément grossi, un détail » (p.81) : cette proposition n’est pas sans évoquer l’art, une partie d’un tableau – un détail – étant souvent isolé pour être étudié. De la même façon, nous pouvons relever « tu apprends à regarder les tableaux » (p.56). Dans l’art, il existe en effet tout un apprentissage pour apprécier une œuvre. Ce qui dénote toutefois ici, c’est que tout devient objet du regard, tout est observable, tout mérite l’attention du jeune homme.

Et pourtant, il arrive que le regard soit nié : « tu ne regardes pas l’heure aux horloges » (p.86), négation qui le démarque des autres. Le regard « se pose et glisse » (p.95). De surcroît, on retrouve au fil du roman le regard ouvert sur l’obscurité : « les yeux grand ouverts dans l’obscurité » (p.108).

Quant au détail, il est souvent deviné, rappelé dans un effort tacite.

L’organisation du regard est à souligner : « devant les yeux (…) une myriade de petits points blancs s’organisent » (p.83) ; « tu dénombres et organises les fissures, les écailles (…) » (p.89). Alors que le regard se pose a priori sur le monde avant de pouvoir le hiérarchiser, il en est tout autrement chez le jeune homme, qui « voi[t] sans jamais regarder » (p.90).

« Aux premiers temps de son voyage autour de sa chambre, l’homme qui dort portait sans cesse son « avision » vers le plafond, ce fond plat qui fermait l’horizon de son regard ». Tels sont les propos de Claude Burgelin. Dès lors, qu’en est-il de ce regard nécessairement limité, sinon par la finitude humaine, du moins par l’espace qui l’entrave ?

4. Un vide qui confine à la folie

L’indifférence, le neutre, le vide… Toute une isotopie de la vacuité se promène de page en page : si l’indifférence est définie comme quelque chose qui « n’a ni commencement ni fin : c’est un état immuable, un poids, une inertie que rien ne saurait ébranler » (p.90), elle est étale, elle est neutre, elle se nourrit de l’ignorance, elle se confond avec le vide. La folie n’est pas loin, qui rôde, sensible (elle) au jeune homme insensible (vraiment ?).

Son regard est neutre, absent. Ses yeux éteints (p.29). Son regard mort (p.109). Regard absent qui fuit les regards (p.29), regard à nouveau presque neutre (p.58) ; « regard limpide » également (p.62)… Ses yeux, à défaut de se poser sur un objet qui les attirerait, bougent, vont et viennent, « errent » (p.62). Il va jusqu’à dormir « les yeux grands ouverts » (p.70).

Lorsqu’il est écrit « tu restes parfois des heures à regarder un arbre (…) à le décrire, à le disséquer » (p.40), c’est un regard vide en définitive, dénué de toute signification. Il n’y a pas d’art ici. Juste un arbre qui se trouve devant ses yeux : « tu regarderas les arbres, le vide » (p.46).

Sa capacité à réfléchir même est comme annihilée : « tu n’as rien à comprendre, seulement à regarder » (p.41).

Le terme « vide » revient à plusieurs reprises comme une litanie : « chercher le vide » (p.91) ; « regarder devant lui le vide » (p.61). L’apogée est atteinte lorsqu’on lit :  » Tu vis dans une bienheureuse parenthèse, dans un vide plein de promesses et dont tu n’attends rien. Tu es invisible, limpide, transparent. Tu n’existes plus » (p.77).

Mais son propre regard dans le miroir fêlé n’est-il pas finalement un élément qui, paradoxalement, le sauvera de la folie? Car si son regard est « mort » (p.109), nous lisons aussi: « tes yeux te fixent » (p.133); « tu te regardes attentivement dans la glace »; « ton regard dans le miroir fêlé » (p.50).

Le jeune homme ne meurt pas. Ce n’est d’ailleurs pas son dessein. Il fait l’expérience du vide, ce vide abyssal qui l’attire mais qui le laisse aussi indifférent. Neutre. Muet. Finalement, n’est-ce pas l’indifférence elle-même qui lui redonne, sinon le goût de vivre, du moins le refus d’une chute irréversible vers la folie?

Dans les dernières pages, le jeune homme finit, pourrait-on dire, par ouvrir les yeux: « c’est un jour comme celui-ci, un peu plus tard, un peu plus tôt, que tout recommence, que tout commence, que tout continue » (p.143).

BIBLIOGRAPHIE

PEREC, Georges, Un Homme qui dort, Éditions Denoël 1967, rééd. Gallimard, 2014

BURGELIN, Claude, Georges Perec, Éditions du Seuil, 1990.

Notes:

  1. À développer, le motif du miroir fêlé.
  2. Pour une bibliographie plus développée et plus complète, me demander. 🙂

Lisa BALAVOINE, Eparse

Éparse

Hier, j’ai commencé le premier roman de Lisa Balavoine, Éparse. Il se compose de fragments empreints de poésie, un peu décalés aussi, tantôt élégants, tantôt plus grossiers, pour ne pas dire parfois complètement déjantés. Il est question d’amour, d’amants, de solitude, d’enfants, de doutes et d’échecs… Souvent sous forme de listes, d’inventaires qui ne laissent pas indifférent : énumérations de verbes ou d’expressions qui se suivent, se contredisent, rebondissent, nous racontent l’histoire que son auteur veut bien nous livrer… Sortes de billets éparpillés, griffonnés ça et là au détour d’une phrase, d’un mot qui en appellent d’autres, sur fond d’analepses, de prolepses, de jeux sur les mots, c’est magnifique. Je vous laisse, je vais continuer ma lecture 😉

Marguerite YOURCENAR, « Comment Wang-Fô fut sauvé », in Nouvelles orientales

Je viens de relire une nouvelle de Marguerite Yourcenar intitulée « Comment Wang-Fô fut sauvé ». Il s’agit d’un vieux peintre qui chemine, accompagné de son disciple Ling. Un jour, ils sont arrêtés par des soldats et amenés auprès de l’Empereur. Celui-ci reproche au vieil homme la rare beauté de ses toiles, qui confinent à un réel magnifié, auprès desquelles il a grandi. En effet, le monde lui paraissant alors fade à côté des peintures de Wang-Fô, il a pour dessein de le punir…

Cette nouvelle est courte – c’est le principe de la nouvelle –, je ne vous livre toutefois pas son dénouement, il faut vraiment la lire, elle a un côté merveilleux. Elle est merveilleuse. L’écriture est belle, fluide. Je ne m’en lasse pas. Lorsqu’on la lit, on a l’impression de voir un tableau dont les plans se multiplient à l’infini. C’est juste magique ! Bonne lecture !

Guy de MAUPASSANT, « La Parure »

Ce matin j’ai relu « La Parure », nouvelle de Maupassant publiée en 1884. Il s’agit d’une femme qui ne satisfait pas de sa condition sociale et financière. Un jour, elle et son époux sont invités à une fête huppée. Comme elle ne possède pas de bijoux, elle emprunte une rivière de diamants à une ancienne amie…

Je ne me lasse pas de relire cette nouvelle. Elle soulève de nombreuses interrogations sur la personne humaine, sur les apparences, sur le dépit et la jalousie, mais aussi et surtout sur le sentiment de ne pas être à sa place. Aussi terminerai-je ce court post par cette question : l’orgueil et le plaisir, aussi furtifs soient-ils, impliquent-ils toujours un prix à payer ?

Roland BARTHES, Journal de deuil

Vous l’ignorez, mais je suis fan de Roland BARTHES. Pourtant ses écrits sont des plus abscons ! Je pense au Neutre par exemple… Mais lorsque j’ai lu, dernièrement, Journal de deuil, je l’ai lu en entier (fierté, fierté ! 😉 ).

Par ailleurs on le retrouve réellement à travers les mots : les émotions elles-mêmes sont très intellectualisées.

Enfin, je voulais faire un petit rapprochement avec Le Livre de ma mère d’Albert COHEN qui m’avait laissée littéralement en larmes.

J’achèverai ce post par cette citation : « En prenant ces notes, je me confie à la banalité qui est en moi » (29 octobre, éditions du Seuil, p, 27).

Clarisse GOROKHOFF, Casse-Gueule

Hier j’ai lu le deuxième roman de Clarisse Gorokhoff, Casse-Gueule, publié en mai dernier.

Afin de ne pas « spoiler » toute l’histoire, je vais être concise. Il y est question d’une jeune femme, Ava, dont les relations avec sa mère sont compliquées ; cette dernière, un rien psycho-rigide, place la beauté plastique au-dessus de tout.

Lorsque Ava est agressée en pleine rue, c’est à son visage que l’individu s’en prend : elle en ressort défigurée.

Mais contrairement à ce que l’on pourrait penser, et contre l’avis de tous, notamment sa mère, Ava refuse la chirurgie esthétique. Elle choisit de vivre telle qu’elle est désormais, et se lance à la recherche de l’homme qui l’a agressée…

C’est un roman très spécial, que j’ai dévoré : on ne le lâche qu’une fois fini. Pas de mièvrerie, pas de misérabilisme. Il est très étonnant. Sur le fil de la fiction. Un dénouement impossible à deviner. Le personnage de Clarisse est complexe ; pourquoi ce refus de retrouver un visage lisse et net ? Pourquoi part-elle, seule, sans le dénoncer à la police, à la suite de l’homme qui l’a défigurée ? Comment s’y prend-t-elle et que découvrira-t-elle ?….

« Ava sait ce qu’elle a à faire désormais. Vaincre la mélancolie. Prendre sa vie en main. S’armer d’une douce folie. Être plus courageuse qu’un soir d’apocalypse. Sourire de traviole car c’est un jour nouveau, et que c’est là que les choses ont lieu. » (p. 55)

Bonne lecture et n’hésitez pas à me donner vos impressions !