Ce livre me tombe des mains! ou comment vaincre ce sentiment diffus de culpabilité

J’ai commencé Trente ans et des poussières de Jay McInerney hier, je l’ai refermé au bout de quelques pages. Pourtant je dois le lire, n’est-ce pas? Il est là pour ça.

Pareil avec Le bruit des choses qui commencent, d’Evita Greco, dont l’écriture me semble de prime abord un rien mièvre.

La culpabilité n’a pas tardé à m’envahir.

Et puis j’ai repensé aux dix droits du lecteur inscrits sur un marque-page épinglé sur un mur de ma chambre quand j’étais petite. Vous en avez forcément entendu parler dans Comme un roman (1992) de Daniel PENNAC:

1. le droit de ne pas lire

2. le droit de sauter des pages

3. le droit de ne pas finir un livre

4. le droit de relire

5. le droit de lire n’importe quoi

6. le droit de vivre son livre pleinement

7. le droit de lire n’importe où

8. le droit de grappiller

9. le droit de lire à haute voix

10. le droit de nous taire

Peut-être vais-je reprendre un de ces livres, finalement? En sautant pas mal de pages, voire, le comble, en suivant le droit n°1? 🙂

Passez un bon week-end!

De la difficulté de finir un roman

Certains romans nous marquent plus que d’autres. Des personnages attachants, sympathiques, hauts en couleur, qui nous ressemblent, sur lesquels on se projette… La liste est longue pour expliquer ce phénomène.

Dans les Belles Images par exemple, je me suis tellement attachée à l’héroïne que je n’osais commencer un autre roman tout de suite. De manière générale, je veux rester comme imprégnée du précédent roman, y réfléchir, le feuilleter et le re-feuilleter, voire parfois, imaginer une autre fin…

Et vous, que pensez-vous de cet état latent qu’on aimerait voir se prolonger?

[Par ailleurs, j’ai oublié de vous apporter une petite précision à propos des Belles Images: A relire à la lumière de l’ouvrage de Dorrit Cohn, La transparence intérieure]