Ce livre me tombe des mains! ou comment vaincre ce sentiment diffus de culpabilité

J’ai commencé Trente ans et des poussières de Jay McInerney hier, je l’ai refermé au bout de quelques pages. Pourtant je dois le lire, n’est-ce pas? Il est là pour ça.

Pareil avec Le bruit des choses qui commencent, d’Evita Greco, dont l’écriture me semble de prime abord un rien mièvre.

La culpabilité n’a pas tardé à m’envahir.

Et puis j’ai repensé aux dix droits du lecteur inscrits sur un marque-page épinglé sur un mur de ma chambre quand j’étais petite. Vous en avez forcément entendu parler dans Comme un roman (1992) de Daniel PENNAC:

1. le droit de ne pas lire

2. le droit de sauter des pages

3. le droit de ne pas finir un livre

4. le droit de relire

5. le droit de lire n’importe quoi

6. le droit de vivre son livre pleinement

7. le droit de lire n’importe où

8. le droit de grappiller

9. le droit de lire à haute voix

10. le droit de nous taire

Peut-être vais-je reprendre un de ces livres, finalement? En sautant pas mal de pages, voire, le comble, en suivant le droit n°1? 🙂

Passez un bon week-end!

Les cinq mots de la presse féminine

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Bonjour!

Voici cinq mots issus du magazine Elle et que je vais tenter de décrypter.

Manspreading, n.c.: terme anglais indiquant l’attitude des hommes qui s’étalent dans les lieux publics. Par dérivation, on parle également de womanspreading ou encore de boobspreading.

Tote bag, n. c.: un tote bag est un sac en toile tout simple, comportant souvent des termes ou phrases imprimés.

See now, buy now: Il s’agit là d’un concept innovant en marketing facile à comprendre (he oui, encore de l’anglais…). Lors des Fashion Weeks, cette pratique permet de se procurer un article de haute couture peu de temps après sa présentation au public.

Stalker, vb: ce verbe anglais auquel on a ajouter une désinence française signifie « traquer » ou « harceler ».

Scroller, vb: « Réseaux, applis, chatbots… les millenials préfèrent scroller que parler » (Elle n°3777, p.127): cette pratique consiste à faire défiler vers le bas une page affichée sur son smartphone.

Je réalise encore une fois que je n’ai sélectionné que des termes issus de l’anglais. Si ces derniers sont légion dans la presse féminine, les termes pointus français y existent toutefois. Je les stalkerai (lol) la prochaine fois pour vous les proposer!

Le mot du lundi: sérendipité

Aujourd’hui, j’ai choisi le terme sérendipité. C’est, vous savez, quand vous passez du temps sur internet ou dans des bouquins à la recherche d’une info précise, et que votre « flânerie » quasi machinale vous amène à d’autres informations auxquelles vous n’auriez pas pensé, mais qui vous semblent intéressantes. C’est cela la sérendipité. Dans une belle définition de dictionnaire, cela donne: il s’agit de « trouver des informations pertinentes que l’on n’a pas cherchées spécifiquement, mais que l’on a collectées par hasard en parcourant des rayonnages ou des pages web ».

Source: ACCART, Jean-Philippe & VAISSAIRE-AGARD, Clotilde, Les 500 mots métiers, Editions Klog, 2016, p. 127.

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A noter: ce petit bouquin, l’air de rien, définit des termes relatifs aux bibliothèques, à la documentation, aux archives, aux musées, ce avec la traduction systématique en anglais et en allemand.

Passez un bon lundi!

New York Odyssée de Kristopher JANSMA

Hier j’ai fini New York Odyssée de Kristopher Jansma: 600 pages d’émotions où l’auteur tombe toujours juste. Point de misérabilisme, point de mièvrerie, les choses arrivent, tristes ou belles, comme dans une fresque mobile de personnages attachants. Un travelling dans New York. Et, comme le souligne Jacob, l’un des personnages, « Qui pourrait ne pas aimer cette ville? » (p.33).

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Irène, Sara et George, William, Jacob forment un groupe d’amis inséparables, de ceux que l’on rêve d’avoir à ses côtés. Ils vivent tous à New York, ils travaillent, font la fête…

Et puis Irène tombe malade, une maladie qui révèle en chacun de ses amis ses défauts, ses qualités; ces personnages sont plus que des entités d’encre et de papier, ils sont très « vrais ».

J’ai littéralement adoré ce roman. J’avoue que j’ai eu du mal les 100 premières pages à rentrer dans l’histoire, mais j’ai persisté, et je ne le regrette pas. Ce roman m’a éblouie, fait réfléchir, rêver aussi. Magnifique.

 

Lectures à venir, en vrac:

GROFF, Lauren, Les Furies, Editions de l’Olivier, 2015.

PLATH, Sylvia, La Cloche de détresse, Gallimard, 1963, rééd. 1972.

DE BEAUVOIR, Simone, L’Invitée, Gallimard, 1943.

FERRANTE, Elena, Poupée volée, Gallimard, 2006.

FERRANTE, Elena, Les Jours de mon abandon, Gallimard, 2002.

ORBAN, Christine, Avec le corps qu’elle a…, Albin Michel, 2018.

 

 

 

Le mot du lundi: idoine

Idoine (du latin idoneus qui signifie « approprié, propre à »): selon le Larousse en ligne et le Trésor de la langue française (je vous donne les liens en dessous), il s’agit d’un terme ironique, utilisé par plaisanterie ou/et moquerie. S’il appartenait auparavant au registre soutenu, il relève aujourd’hui du registre familier. Il est défini comme ce « qui convient exactement à la situation ».

Sources: http://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/idoine/41459 et http://stella.atilf.fr/Dendien/scripts/tlfiv5/advanced.exe?8;s=2740763970.

Passez une bonne journée!