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Les 5 mots de la presse féminine

J’ai tout d’abord rencontré le terme « slugging » dans un article du Elle en ligne datant du 13 janvier dernier. Le slugging, qui relève de la cosmétique, est une « tendance coréenne anti-peau sèche ».

Dans le Biba en ligne du 19 janvier, un article aborde la signification des boutons sur le visage : il s’agit du « face-mapping », soit la cartographie du visage. Et de préciser, le face-mapping « divise le visage en zones et indique les potentiels organes ou autres causes déclenchant des boutons à ces endroits ».

On connaissait les sulfates, les parabènes, phtalates et autres silicones, voici le produit chimique communément connu sous le terme « formol », le « formaldéhyde », mentionné dans un article de Cosmo en ligne du 20 janvier portant sur les cosmétiques, plus particulièrement sur le lissage des cheveux. Sa formule est toxique. « [P]résent à l’état naturel, le formaldéhyde est également synthétisé pour diverses applications industrielles ou médicales. C’est un réactif essentiel à la production de nombreuses substances chimiques » (inrs).

Les journalistes mode semblent férus d’expressions quelque peu hyperboliques. Rappelez-vous mon article intitulé « Dada, toc, tic ? » du 22 mai 2020 : https://aufildesmotsetc.com/2020/05/22/dada-toc-tic/

L’exemple du jour est parlant : il s’agit de l’expression « affoler la toile », au sujet de Gisou, « cette marque clean de produits capillaires qui affole la toile » (Cosmo, 20 janvier 2021).

Enfin, je profite de cet article pour faire le point une fois pour toutes sur le terme « influenceur », généralement employé à toutes les sauces. En consultant le Cosmo en ligne d’hier, 20 janvier 2021, je suis tombée sur cette phrase : « Negin Mirsalehi est une influenceuse mondialement connue ! »

Alors, qu’est-ce qu’un.e influenceur.euse ?

Selon e-marketing.fr, l’influenceur « utilise un blog personnel, [Youtube] et/ou tout autre support (forums, réseaux sociaux, communautés) pour diffuser ses opinions auprès des internautes et qui est capable d’influencer ces derniers en modifiant leurs modes de consommation ». Précisons par ailleurs : « Son pouvoir d’influence dépend de sa popularité, de son expertise sur un sujet et de l’étendue de sa cible : followers, (…) abonnés ».

Affiliations avec des marques, réalisations de produits dérivés (le livre Toujours plus aux éditions Robert Laffont de la youtubeuse Léna Situations, par exemple – si cela vous intéresse, voir l’article de Vanity Fair, https://www.vanityfair.fr/pouvoir/medias/story/lena-situations-l-influenceuse-qui-a-secoue-2020/12966), rôle d’ambassadeur.drice, tel est le quotidien des influenceur.euse.s.

Passez une bonne journée !